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Qu'est-ce que l'écopâturage?

En quelques mots

L’écopâturage, c'est la gestion des espaces verts au moyen de petits ruminants. Plutôt que d'utiliser la tondeuse à essence, bruyante et polluante, on a recours à des chèvres, des vaches, des ânes ou des chevaux pour brouter l'herbe. Chez Biquette, ce sont les moutons qui font le boulot! Cette méthode a plusieurs avantages (voir ici).

 

On retrouve plusieurs projets d'écopâturage en Europe : Paris, Lille, Marseille, Lyon, Lausanne, Bruxelles... la liste est longue. Aux États-Unis, plusieurs entreprises louent les services d'herbivores pour entretenir des terrains privés. On pratique aussi le conservation grazing ou le targeted grazing pour brouter des plantes envahissantes ou même pour se débarrasser des broussailles et ainsi prévenir les feux de forêt. Au Canada, les projets de ce type sont très peu nombreux. À Calgary, par exemple, des chèvres sont utilisées pour contrôler les mauvaises herbes dans des parcs. Au Québec, Biquette est le tout premier et le seul organisme d'écopâturage présent en ville! 

pour les scientifiques

L’écopâturage se définit comme « l’entretien des espaces verts par des herbivores en milieu urbain et périurbain » (Bories et al., 2018), « une solution alternative à la gestion des pelouses, des prairies et des friches en milieu urbain et périurbain » (Renard, 2012). Une démarche qui s’inscrit dans une vision globale de gestion différenciée des espaces verts et qui permet de gérer les espaces « de façon durable, afin d’être en harmonie avec la biodiversité » (Feugère et Feugère, 2014). Ainsi, l’entretien des espaces verts en milieu urbain n’est plus tourné uniquement vers l’esthétisme, mais met de l’avant la préservation de la nature et semble être en parfaite adéquation avec les préoccupations environnementales actuelles (Ibid.). Il invite à se questionner sur notre rapport à l’animal et sur les discontinuités encore présentes entre la ville et la campagne.
 

En plus de permettre un entretien écologique des pelouses, l’écopâturage urbain contribue à stimuler la biodiversité dans les villes de plusieurs façons :

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Pollution de l'air

Réduire l’utilisation de carburants associés aux tondeuses motorisées permet de diminuer la pollution de l’air et les émissions de gaz à effet de serre.

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Biodiversité des sols

Utiliser les excréments des animaux (moutons et chèvres) en quantités modérées permet
d’enrichir la terre sous les pelouses urbaines, favorisant ainsi la biodiversité des sols.

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Compaction des sols

Réduire l’effet de la compaction du sol créé par les tondeuses motorisées.

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Pollution des sols

Éviter l’utilisation d’engrais chimiques qui ont tendance à appauvrir les sols en lui substituant cette fertilisation écologique.

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Pollution sonore

Diminuer la pollution sonore associée à la machinerie employée pour tondre des pelouses favorise l’établissement de la faune sensible au bruit (oiseaux, insectes, etc.)

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Contrôle des plantes envahissantes

Contribuer au contrôle de la progression de certaines espèces de plantes exotiques envahissantes grâce au broutage des chèvres et des moutons.

 
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En somme, l'écopâturage est non seulement bénéfique pour la biodiversité urbaine, efficace et favorable pour la gestion des espaces verts aux prises avec une prolifération des espèces envahissantes, mais cette pratique a une valeur ajoutée car elle est moins coûteuse que l'utilisation de tondeuses à essence, d'herbicides et de pesticides.

 

Enfin, l'aspect pédagogique et le bonheur de côtoyer ces animaux ne sont certainement pas négligeables et cela génère bien plus qu’un bénéfice marginal!